Bureaucratie

Bureaucratie

On n’est pas aidés
On n’a pas eu de chance au lancé des dés
On n’a pas eu tout ce qu’on a demandé
Et c’est maintenant qu’on est tout ridés
Qu’il va falloir braire et puis quémander
On n’a pas idée.

On aurait bien dû s’jeter à la baille
On aurait bien dû livrer la bataille
Avant que déçue l’envie ne s’en aille
Avant que les autres ne trouvent la faille
Que même les corbeaux ne voient plus en nous
Qu’un épouvantail.

On est en détresse
On agite les bras et on baille des fesses
On y laisse entrer toutes les promesses
On veut être les seuls mais pas qu’on nous laisse
La nuit on sursaute si on nous caresse
On veut que ça cesse

Alors on parade
On monte des marches, on fait l’accolade
On s’assoit sur toutes nos vieilles balades
On gueule en plein jour à la cantonade
Mais on pleure la nuit dans nos sueurs froides
On a l’âme malade

Qu’est ce qu’on va faire ?
Qu’est ce qu’on va dire qui ne soit vulgaire
Qui nous fasse briller sans les lampadaires ?
Qui nous consolera comme l’ont fait nos mères ?
Quand le fer rouge nous fendra l’artère
Qui voudra encore nous sauver en frères ?

Ce jour là qui vient, de la guillotine
On creusera la terre jusque sous les ruines
C’est là d’où on vient, c’est là nos racines
On pissera le sang, boira notre urine
Et puis on cachera nos moustaches mesquines
Pour prier Lénine

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