L’obscurité de l’hiver porte en elle comme une tendre promesse
La lumière de l’été et sa douce caresse
L’embryon de clarté entame sa croissance
A l’heure où la noirceur offre son abondance
Petit point blanc au cœur de la larme noire
Ivresse de soleil au cœur du désespoir
Ne vois-tu pas, petit homme, opérer la magie ?
Ne vois-tu pas que la Mort est enceinte de la Vie ?
Tu dis « tout est perdu, tout s’écroule, tout est fini »
Tu cries « fin du monde, apocalypse, guerre et folie ! »
Tu veux un monde tout neuf, la paix et le bonheur
Ne vois-tu pas l’Amour qui grandit dans les cœurs ?
Tu réclames le grand Feu, mais tu ignores la braise
Tu pleures le paradis, tu oublies la genèse
Baigné dans le délire de ton arrogance
Tu exiges l’accouchement mais renies la semence
Alors viens, petit homme, viens donc sur les genoux moelleux de l’hiver
Repose-toi dans le noir, comme la nature entière
Surtout ne touche à rien et surtout laisse faire
Nul besoin de ta science au chevet du Mystère
Et après la longue nuit, au travers tes paupières
Tu les verras briller, les enfants de lumière
Ils iront par myriades ranimer le soleil
Et préparer la Terre pour le Grand Réveil
2024.12.19





