Les soldes

Accroupie sur l’accoudoir du fauteuil
Tu regardes pousser tes ongles de doigts de pied
La vie se déroule comme un rouleau de PQ
Qui dégringole les escaliers
Misère ! Demain c’est jour de soldes
Dans l’hyper centre aseptisé
Les fourmis blondes aux tignasses lisses
Vont reprendre leurs rondes crispées
Marre de la ville et de ses odeurs
Marre des écrans qui te regardent
Tu peux sentir au loin la forêt
Et ses lichens doux et craquants
Quand pourras-tu y retourner ?
Et ne plus jamais en partir ?
Quand enfin pourras-tu fourrager
Dans la toison d’un renard vivant ?
Ici pigeons variqueux et gobelets plastiques
Là-bas geais somptueux et source jaillie
Rien ne vaut davantage la peine
Que la matrice exquise des arbres
Et tes orteils aux ongles trop propres
Frémissent à l’idée de fouler
Mousse, feuilles, mousse, feuilles
Mousse, feuilles, mousse, feuilles
Jusqu’à la fin de l’éternité

leaves, water

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