Je suis l’amour
Et toi, qui suis-tu ?
Je ne hais pas
Et toi, qui hais-tu ?
Si je veux la joie dans le monde, je ne peux transpirer le chagrin
Si je veux la paix dans le monde, je ne peux nourrir mes rancœurs
Si je veux l’amour inconditionnel, je ne peux y poser des limites
Hier amère, aujourd’hui apaisée
Je remonte la pente sur laquelle j’avais glissé
Et mon cœur danse le dabkeh
Et mon cœur danse le dabkeh
J’allume la lumière dans le tunnel sombre
Où mon espoir s’est réfugié
Sous les gravats et les scories
Je le trouve moribond, éreinté, mais vivant
Il respire doucement et difficilement
Je le prends dans mes bras et le berce en chantant
Je ne suis pas ce que j’ai
Je n’ai que ce que je suis
A donner
Alors me voici, joie, paix, amour et doutes
Pour celles et ceux qui ont fait la route, jusque chez nous
Et qui ressèment dans nos jardins
L’espérance d’un lendemain et des graines de tomates
Le café qui m’est offert
Ne gonflera plus des larmes amères
Mais des élans d’amitié, à même la tasse partagés
Je sens le printemps dans mes pieds, ils frappent le sol et la poussière
Dans l’air tournoie un beau collier qui brasse toutes les odeurs de l’air
J’ai fini de pleurer le malheur de mes frères
Je suis prête à leur offrir ma joie de vivre et de danser
Pour un sourire à leur bouche et une gorgée de leur café parfumé
2025.03.26





